
Avec l’appui de la CNOP‑Congo et du Club des Femmes Entrepreneures du Congo, une délégation de femmes entrepreneures a parcouru près de 800 km par la route pour rejoindre Essé (localité de la région du Centre au Cameroun) et participer à la FOSPAC 6, du 27 février au 1er mars 2026. Ce voyage illustre la volonté de préserver les semences paysannes, de promouvoir l’agroécologie et de consolider les chaînes de valeur agricoles et entrepreneuriales. En traversant le corridor Ouesso–Yaoundé, elles témoignent des défis et des opportunités de l’intégration régionale dans l’espace CEMAC et CEEAC, avec en ligne de mire la
(EcoFinances.Net) – Du Congo au Cameroun, la CNOP‑Congo (Concertation Nationale des Organisations Paysannes du Congo) et le CFEC (Club des Femmes Entrepreneures du Congo) ont uni leurs forces pour accompagner Séraphine Nadine Ekoa et une délégation de femmes entrepreneures dans un déplacement stratégique. Parties de Brazzaville le 23 février à 8h, elles ont rejoint Ouesso avant de prendre un bus pour Yaoundé, où elles sont arrivées le 24 février à 20h, après deux jours de voyage. Objectif : participer à la FOSPAC 6, du 27 février au 1er mars 2026 à Esse (localité de la région du Centre au Cameroun), et démontrer que l’agroécologie et l’entrepreneuriat féminin sont des leviers essentiels pour l’intégration CEMAC (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale) et CEEAC (Communauté des États de l’Afrique centrale), avec en ligne de mire la ZLECAf (Zone de libre-échange continentale africaine)..
Contexte et motivations
‹‹ Ce déplacement a un objectif principal et structurant : participer à la FOSPAC 6 et inscrire cette participation dans une dynamique annuelle », explique Séraphine Nadine Ekoa. La FOSPAC vise à préserver les semences paysannes, sensibiliser aux techniques d’agroécologie et redynamiser les cases communautaires. Le voyage s’inscrit aussi dans le partenariat entre la CNOP‑Congo (Concertation Nationale des Organisations Paysannes du Congo) et le CFEC (Club des Femmes Entrepreneures du Congo), afin de connecter productrices et entrepreneures aux marchés sous‑régionaux. Enfin, il s’intègre dans la dynamique IOM Africa (Innovation Outre‑Mer Africa) et la préparation de l’IOM 11, avec des rencontres prévues avec des startups camerounaises.
Organisation et logistique
La préparation du trajet a été minutieuse : anticipation du temps de parcours, des pauses, du carburant et des formalités frontalières. « Ce n’est pas un voyage improvisé : il faut planifier, prévoir une marge de temps et rester flexible », souligne‑t‑elle. Les principales difficultés rencontrées relèvent de la fatigue et des aléas habituels (contrôles, attentes). Son conseil aux entrepreneurs : « Voyager avec des documents en règle, prévoir du temps, rester patient et prudent. Et surtout, ne pas se baser uniquement sur des idées reçues : il faut aller voir par soi‑même et investir réellement ces corridors. »

Le bus à bord duquel la délégation congolaise à voyagé pendant deux jours.
Expérience sur le terrain
Le corridor Sembé – Souanké – NTAM a amélioré la circulation côté congolais. « La route est globalement en bon état sur de longs tronçons. On croise de nombreux acteurs économiques : transporteurs, commerçants, voyageurs », décrit Séraphine Nadine Ekoa. La frontière de NTAM symbolise l’intégration en marche, tandis que la pause à Djoum illustre la proximité culturelle entre les deux pays. « L’intégration ne se décrète pas, elle se pratique sur le terrain, kilomètre après kilomètre », insiste‑t‑elle.
Impact économique et entrepreneurial
Ce déplacement renforce la compréhension opérationnelle des corridors régionaux et nourrit directement les actions autour de l’agriculture, de la transformation et de l’entrepreneuriat. Dans le cadre du partenariat CNOP‑Congo / CFEC, il permet de mieux articuler production, agroécologie, transformation et accès aux marchés. Côté innovation, la séquence IOM Africa / IOM 11 et les rencontres avec des startups camerounaises ouvrent des perspectives de co‑développement et de partenariats.
Opportunités et rôle stratégique du corridor
Les opportunités concernent les échanges de produits agricoles, la structuration de filières, la logistique, la distribution et les partenariats entre acteurs congolais et camerounais. « Ce corridor peut jouer un rôle stratégique majeur pour la CEMAC, la CEEAC et la ZLECAf (Zone de Libre‑Échange Continentale Africaine) : réduire les temps et coûts de transport, fluidifier les échanges, connecter bassins de production et écosystèmes d’innovation », affirme‑t‑elle.
Message aux acteurs régionaux
Pour Séraphine Nadine Ekoa, les corridors sont des outils concrets de développement. « Il faut les utiliser, les améliorer et les sécuriser », plaide‑t‑elle. La FOSPAC, la dynamique IOM Africa / IOM 11 et les Journées de l’Innovation du Bassin du Congo (JIBC) prévues à Brazzaville en septembre sont complémentaires pour structurer ces passerelles entre agriculture, entrepreneuriat et innovation. Les priorités à améliorer : fluidité aux frontières, simplification des procédures, services aux usagers et coordination entre États.


